Stop Civaux
Page d'accueil
La centrale de Civaux
Chronologie
12 mai 98
Enceinte de confinement
Amibes
Rejets, déchets
Dossiers
Maintenance nucléaire
L'accident nucléaire
Tchernobyl
Incidents classés
Communiqués Sûreté Nucléaire
L'association
Présentation
Publications
Nos signets
La page de liens

Civaux en 2003

5 décembre 2003 : exercice de crise nucléaire à Civaux : le fiasco complet

L'exercice national de crise nucléaire à Civaux devait se dérouler les 4 et 5 décembre. Ce dernier a été annulé pour la journée du 4 décembre, vraisemblablement parce que les cellules nationales de crises (EDF, ASN, IRSN, ...) étaient déjà réunies à propos de la situation sur le Rhône.

Néammoins, l'exercice a été maintenu sur la journée du 5 décembre. Sans doute le programme ne prévoyait-il que des implications locales, indépendantes des cellules de crises parisiennes. La Nouvelle République du 6/7 décembre publie 2 articles (Un scénario catastrophe et La population manque à l'appel) qui montrent bien qu'une fois de plus, l'exercice de crise prouve que rien ne fonctionnerait comme prévu dans une situation de crise réelle. Étonnament, impossible de trouver ces articles sur le site internet de la NR, alors qu'ils sont annoncés en première page de la version papier, et qu'ils occupent une page entière, avec photos, dans cette même version papier...

Nous aimerions simplement préciser, à la personne qui s'exprime dans le 2ème article ("le jour où il y aura un accident grave à Civaux, nous n'aurons pas à souffrir trop longtemps"), qu'elle se trompe complètement sur ce qu'elle imagine d'une catastrophe nucléare. Il n'y aura que très peu de morts pendant la phase d'urgence (mort par irradiation aigüe), et ce triste sort ne concernera sans doute que certains liquidateurs. Pour les autres, la mort viendra plus tard, bien après les maladies et les souffrances. Pour cette personne donc, et pour tous les autres, nous vous conseillons de relire l'article Comment gérer un accident nucléaire ? Le point de vue des autorités publié par notre association en juin 2000, à l'occasion du 1er exercice national de crise à Civaux. Sans compter bien sûr, nos pages Tchernobyl, pour ce qui concerne une situation post-accidentelle.

3 décembre 2003 : crise nucléaire sur le Rhône

Il est des signes qui ne trompent pas. Et la communication actuelle de l'Autorité de sûreté nucléaire prouve que, comme à Civaux en mai 1998 et au Blayais en décembre 1999, nous sommes en train de traverser une crise nucléaire sur le Rhône:

  • 2 décembre : publication d'un communiqué : problème de refroidissement sur les réacteurs 3 et 4 de Cruas, les débris charriés par le fleuve obstruent les prises d'eau. Le plan d'Urgence Interne (PUI) est déclenché sur Cruas à 7h 25.
    Le communiqué comporte un contact presse avec un téléphone.
  • 2 décembre, 17h : nouveau communiqué : le refroidissement est assuré. L'IRSN et L'ASN sont en alerte. L'ASN alerte l'ensemble des installations sur la vallée du Rhône.
    Toujours contact presse avec téléphone.
  • 3 décembre, 8h30 : nouveau communiqué : les réacteurs 3 et 4 de la centrale du Tricastin viennent de subir un arrêt d'urgence du fait des intempéries, les installations de Marcoule sont menacées par les inondations, le PUI est déclenché sur la Base Chaude Opérationnelle du Tricastin
    Contact presse avec téléphone. Le classement au niveau 1 sur l'échelle INES n'est que provisoire.
  • 3 décembre, 17h30 : nouveau communiqué : La situation s'améliore, on reste vigilant. Mais on a désormais une page dédiée à la situation sur le Rhône sur le site de l'ASN.

Ah, au fait il paraît que l'exercice nucléaire de crise qui devait avoir lieu demain et après demain (4 et 5 décembre) sur Civaux est annulé...

25 novembre 2003 : 2 nouveaux incidents de niveau 1

Dans la nouvelle livraison de communiqués de l'autorité de sûreté nucléaire, on trouve deux textes concernant notre centrale atomique : Le premier concerne le manque de résistance aux séismes des cheminées des BAN, et le second indique une nouvelle violation des spécifications techniques d'exploitation (vannes ouvertes entrainant un défaut d'étanchéité de l'enceinte).

La routine quoi...

16 octobre 2003 : Mauvais réglage, depuis un an, des mesures de flux neutronique (!)

On apprend par un communiqué de la sûreté nucléaire qu'une fois de plus, les chaînes de mesures du flux neutroniques, permettant de contrôler toute augmentation intempestive de puissance (dixit l'autorité de sûreté dont vous pouvez au passage admirer la délicatesse du langage ...) étaient mal réglées depuis un an sur le réacteur 1.

8 octobre 2003 : Nucléaire : EPR, l'escroquerie se précise.

Le 8 octobre, Mme Fontaine, ministre de l'industrie propose la construction d'un nouveau réacteur nucléaire, l'EPR.

Ceci appelle de notre part les plus vives réactions :

  • Cette décision arrive après qu'un arrêté (du 24 juillet 2003) ait interdit la diffusion de l'information concernant les matières radioactives, classant "Secret-défense" la plupart des activités nucléaires, et plaçant les associations contestataires sous le coup de lourdes sanctions financières et de peines de prison . C'est-à-dire que le gouvernement a pris soin de museler préalablement le monde associatif et de soustraire le nucléaire au droit de regard du citoyen. Théoriquement la presse, elle aussi, se voit privée de son droit d'informersur ces sujets. Première conclusion : la France n'a plus rien à envier à l'Amérique en matière de liberté d'expression et de rognage des droits civiques.
  • Ce nouveau réacteur n'est pas justifié par les besoins immédiats du pays en électricité, puisque chaque jour EDF a un excédent qui se monte de 5000 à 8000 MWé et puisque le remplacement des centrales nucléaires pouvait attendre jusqu'en 2012 avant de prendre une décision, dixit le même gouvernement ! Les prétextes énoncés aujourd'hui préteraient à rire si l'affaire n'était pas aussi grave : L'EPR serait "moderne" et "beaucoup plus sûr, dix fois plus que nos centrales nucléaires actuelles" ! Pourtant n'avions-nous pas à Civaux déjà le dernier cri ? Ceci n'a pas empêché les fuites sérieuses avec les premiers kilowatts. On ne nous la refait plus.
  • Dire que le nucléaire ne produit pas de CO2 sans dire qu'il produit de dangereux déchets radioactifs (toujours en attente de solution fiables) et qu'il nuit gravement à la santé, est un argument de charlatan. Quant au fait que le nucléaire nous permettrait de mieux faire face au réchauffement planétaire, c'est très drôle si l'on pense, par exemple, que la centrale de Civaux n'aurait pas même pas pu fonctionner cet été faute d'eau dans la Vienne si elle n'avait mis à contribution les barrages situés en amont !
  • De même, Mme Fontaine, prétend que l'EPR permettra de diminuer le prix de l'électricité. Ce qui est navrant quand on sait le peu de compétitivité du nucléaire dans un marché ouvert à la concurrence (voir la situation en Grande-Bretagne). Sait-on par exemple que cet été EDF a dû importer du kWh à prix d'or pour l'exporter à vil prix afin d'honorer ses contrats ? Etait-ce pour cela que nous avons été priés par Mme Bachelot de faire preuve de civisme en économisant l'électricité ? Les implications sont graves car accroître la compétitivité signifie rogner sur la sécurité et exposer davantage les employés à la maintenance.
Tous les arguments avancés aujourd'hui sont fallacieux et masquent l'unique raison du choix précipité de l'EPR. Il s'agit de faire endosser par le contribuable l'investissement de 3 milliards d'euros nécessaires à sa construction, avant la privatisation d'EDF. Autrement dit : investissement public et privatisation des bénéfices. L'EPR, et les risques c'est pour la pomme du contribuable-citoyen. Toujours lui.

Enfin, la France est déjà en surcapacité et largement exportatrice de courant. L'EPR ne va qu'agraver les conséquences fâcheuses d'un tel déséquilibre. Des pays européens se contentent d'acheter l'électricité qu'EDF leur vend à bas prix et n'investissent plus depuis longtemps dans des infrastructures de production. Faut-il rappeler qu'en plus de l'investissement royal que représentent les centrales nucléaires (et les lignes vouées à l'exportation) , la France se paie aussi le luxe de garder les déchets radioactifs sans savoir comment les neutraliser ni à quel coût les isoler.

Autant dire qu'avec cette décision d'une tristesse affligeante, le public est trompé sur les enjeux, et pris en otage pour le paiement de la facture. Nous devons par tous les moyens nous opposer à cette obstination absurde à poursuivre cette politique obsolète de l'energie et de plus dangereuse pour nous comme pour les générations futures dont nous hypothéquons gravement l'avenir.

9 août 2003 : Nouveaux incidents, dont 2 arrêts d'urgence pour le 6 juillet

C'est la nouvelle livraison de Connexion (édité par EDF) qui nous apprend 3 nouveaux incidents classés sur l'échelle INES, ainsi que le reclassement au niveau 1 de l'incident du 2 mai. Ce dernier avait été révélé à la presse par notre association (qui l'avait déniché en dans les lettres d'inspection de l'ASN), mais avait complètement été minimisé par EDF lors de la CLI du 12 juin. A l'époque il n'avait même pas été question de son classement sur l'échelle INES. Aujourd'hui voilà : niveau 1.

Rappelons que selon la définition même de l'échelle INES, si un incident est classé INES (y compris niveau 0) c'est qu'il a un impact sur la sûreté de l'installation.

Les 3 incidents dont nous venons d'apprendre l'existence sont tous classés (pour le moment) au niveau 0 de l'échelle INES : 26 juin 2003, découverte d'une procédure non conforme concernant des essais de matériel; 6 juillet, arrêt d'urgence du réacteur 2 suite à un problème de régulation de la turbine pendant un essai d'ilotage, puis nouvel arrêt d'urgence lors du redémarrage, consécutif cette fois à une baisse du niveau d'eau dans le bassin de l'aéroréfrigérant.

7 août 2003 : peu de nouvelles, bonnes nouvelles ?

Peu de nouvelles de la centrale pendant la canicule. Le Clain est à sec, mais personne ne parle du débit de la Vienne, sauf une brève allusion dans la presse locale de juillet, pour dire qu'il n'y a aucun problème et que le barrage en amont de Civaux maintient le débit à 12 m3/s. Mais la presse locale du 6 août nous assure de l'absence de souci concernant le niveau d'eau de la Vienne.

Les amibes ? pas de nouvelle.

Civaux serait donc une des rares centrales nucléaire française à ne subir aucun désagrément du fait de la canicule ?

En tout cas le réacteur 1 est arrêté depuis début juillet pour rechargement partiel en combustible, alors que le réacteur 2 vient d'être arrêté pour essai réglementaire, sans plus de précision (NR du 2/3 août), avant de redémarrer dès le dimanche (NR du 6 août).

4 juillet 2003 : 2 nouveaux survols de la centrale

Où l'on apprend, par le Centre Presse du jour, que la centrale atomique a connu 4 survols interdits en moins d'un mois, et certains appareils (dont l'hélicoptère) restent non identifiés. Des mesures drastiques sont préconisées : que les agents de sécurité de la centrale s'équipent de jumelles...

Mieux vaut en rire pendant que nous pouvons : après la catastrophe notre sens de l'humour risque d'en prendre un coup.

1er juillet 2003 : on en apprend un peu plus sur la fuite...

La Sûreté Nucléaire publie un communiqué qui nous en apprend un peu plus sur la fuite qui a eu lieu sur un tronçon du circuit RCV. Mais l'information reste très partielle : par exemple, on ne comprend pas du tout le lien entre l'arrêt d'urgence et la fuite...

De même, nous ne savons toujours pas si un Plan d'Urgence Interne (PUI) a été déclenché par EDF. En effet, si comme nous le pensons, c'est bien une fuite de réfrigérant primaire qui a eu lieu, nous étions alors en présence d'une rupture de la "2ème barrière" de la défense en profondeur tant vantée par EDF.

Ce qui est sûr, c'est que le 12 juin, on a encore eu des soucis (simultanés) avec deux organes essentiels pour la sûreté : le mécanisme de contrôle des grappes de commandes (servant à gérer la puissance du réacteur), et le circuit RCV servant à la régulation du circuit primaire (refroidissement du coeur).

À l'heure actuelle, la plupart des organes de la centrale ont déjà été touchés par des défaillances plus ou moins graves. Les erreurs de conception et de réalisation sont avérées. Mais, de bricolages en bidouillages, la fuite en avant continue.

Nous croisons les doigts pour que 2003 ne soit pas l'année de la catastrophe.

14 juin 2003 : Encore une fuite de réfrigérant primaire ?

C'est ce que nous apprend la NR du jour, puisqu'elle nous parle de fuite sur un circuit annexe au primaire, sans toutefois préciser de quel circuit il s'agit. Serait-ce le retour du RRA ?

En pages intérieures de ce journal, à la rubrique "sports et loisirs", on trouve un article enthousiaste décrivant la chance qu'ont les membres du club de plongée chauvinois d'avoir pu découvrir en avant première la toute nouvelle fosse de plongée du complexe aquatique situé au pied de la centrale atomique.

12 juin 2003 : CLI de Civaux, et arrêt d'urgence

La Commission Locale d'Information de Civaux tient sa deuxième réunion de l'année. Mais les journalistes n'ont pas été conviés, et la préfecture est absente. On dirait un gag ? C'est hélas la triste vérité.

Incidemment, nous apprenons lors de cette réunion que le réacteur 2 vient de connaître un nouvel arrêt d'urgence, cette fois-ci lors d'une "intervention de maintenance sur l'alimentation électrique des barres de commandes".

9 juin 2003 : 2ème survol de la centrale atomique de Civaux par un appareil non identifié

On apprend par une dépêche AFP qu'un nouvel appareil inconnu a survolé jeudi 5 juin la centrale nucléaire de Civaux, malgré l'interdiction. Le Rézo "Sortir du nucléaire" réagit.

EDF Civaux vient d'être contacté par une équipe de télévision de France 2, mais ils ont refusé de les recevoir.

Il est clair que cette affaire pose une nouvelle fois un sérieux problème de sûreté des installations, étant donné que quantité d'organes vitaux de la centrale ne sont pas protégés par le bâtiment réacteur.

On nous objectera, comme d'habitude, que l'enceinte de confinement du réacteur est susceptible de résister à la chute d'un avion de tourisme. Mais rappelons :

  • Qu'après les attentats du 11 septembre 2001, la Sûreté nucléaire avait clairement signifié que nos installations n'étaient pas conçues pour résister à des actes de guerres (la chute délibérée d'un avion de tourisme kamikaze fait partie de ces actes);
  • qu'à l'origine, l'enceinte de confinement était conçue pour protégér les organes vitaux de "projectiles internes" provenant de l'intérieur du bâtiment réacteur, et c'est seulement après coup, une fois conçu ce bâtiment réacteur, que l'on a calculé que ce dernier était susceptible de résister à un "projectile externe" de type avion SESNAT).
  • que nombres d'organes vitaux (commande et contrôle) ou de cibles potentielles se trouvent à l'extérieur du bâtiment réacteur. Par exemple : la salle de commande, la piscine de combustible, les groupes électrogènes qui doivent prendre le relais en cas de perte de courant, les réservoirs d'eau d'appoint (borée et "brute"), les fameux RRI (refroidissement intermédiaires), les locaux avec les équipements 6,6 kV et ceux en 380 V, etc....

Il faut avouer qu'il paraît difficile d'empêcher le survol de ces installations. On se souvient qu'après le 11 septembre 2001 une batterie de missiles avait été installée auprès de la Hague.

En tout état de cause, nos responsables ont, en leur temps, réfléchi à la possibilité de mettre une batterie de missiles auprès de chaque installation nucléaire. Mais nos sociopsychologues les ont convaincu que de telles mesures seraient suceptibles d'alarmer les populations sur les risques que leur font courir les installations nucléaires... avec ou sans terrorisme.

Que les responsables assument enfin l'évidence : IL FAUT ARRÊTER AVANT LA CATASTROPHE !!!

5 juin 2003 : Survol de la centrale par un hélicoptère non identifié

no comment... voir au 9 juin

30 mai 2003 : Où l'on reparle de la fosse de plongée

Un article ironique de la NR, "Un eden aquatique à Civaux" décrit la naissance du complexe aquatique Abyssea. Pour ne choquer personne, nous ne dirons pas ce que nous, nous trouvons abyssal.

3 mai 2003 : Vent de panique à la centrale de Civaux

Nouvel incident à la centrale de Civaux : une soupape s'ouvre de façon inopportune sur une tuyauterie où circule du fluide à 70 bars. Le bruit s'entend à plusieurs kilomètres à la ronde.

2 mai 2003 : défaillance sur la station de pompage

Suite à une lettre d'inspection de la Sûreté nucléaire, nous apprenons qu'il y a eu un problème sur la station de pompage. Stop-Civaux réagit par un communiqué de presse.

26 avril 2003 : 17ème anniversaire du début de la catastrophe de Tchernobyl

Voir l'excellent Dossier Tchernobyl -->Infonucléaire d'Infonucléaire.

Triste coïncidence (?), ou pressentiment tragique, c'est ce jour là que la presse locale publie un article intitulé "Elisabeth Morin en pince pour Civaux", décrivant la visite de notre présidente de région sur le site de la centrale atomique de Civaux.

Guerre en Irak : Escalade des armes à l'uranium appauvri

Un article au format PDF à lire absolument.

EDF-Civaux dans les écoles

Un article édifiant paru dans la presse locale (17 avril 2003). Faut-il des commentaires ?

3 avril 2003 : Civaux a des efforts à faire

Rapport de la DRIRE : Cela ne s'est pas passé simplement.

14 mars 2003 : Civaux et le risque sismique

Civaux sensible au risque sismique, du côté des cheminées d'évacuation des gazs cette fois-ci. Le 4 avril 2003, la Sûreté nucléaire publie un communiqué.

8 mars 2003 : Notre no 66 est enfin en ligne

Vous le trouverez ici.

26 février 2003 : Tout va très bien, madame la marquise

La presse locale de ce matin (NR), annonce dans la rubrique "faits divers" une fuite sur une pompe primaire du réacteur no 2. Un détail... Les pompes primaires sont au coeur du dispositif de refroidissement du réacteur et le fluide qui y circule est à une température de 320 degrésC sous une pression de 155 bars. On se rappelle qu'en mai 1998, c'est une fuite sur un petit circuit touchant au primaire (le RRA) qui nous avait valu autant de sueurs froides.

A priori, il faut donc arrêter le réacteur, le refroidir suffisamment pour changer de mode de refroidissement et arrêter les pompes primaires, puis changer le joint incriminé (bonjour les doses, ça crache sur le primaire).

Questions : quel est le débit de fuite de la pompe ? combien de temps avant de refroidir suffisament le réacteur pour arrêter les pompes ?

Comment est-il possible d'avoir un tel défaut en sortant juste d'un arrêt pour rechargement partiel, et un an après une visite complète ?

Sans doute toujours les mêmes raisons : conception pas à la hauteur, maintenance préventive insuffisante, credo de la productivité, pouvoirs insuffisants de l'Autorité de Sûreté, etc... Et EDF continue de dire n'importe quoi en prétendant qu'"il n'y a pas de problème d'étanchéité" et que l'incident est "sans conséquence pour la sûreté des installations", ce qui est faux de toute évidence.

Janvier 2003

Après les arrêts pour rechargement des réacteurs 1, puis 2, sortie de notre bulletin no 66, en vente dans tous les kiosques de la Vienne. Au menu : des becquerels dans l'herbe, la cli noie le poison, le dernier rapport INESTENE sur les exportations de courant, le 8ème rapport de la CNE, et puis du nucléaire, encore du nucléaire, et les dessins de Pierre.


Contact STOP-Civaux
Adresse : 20, route de Bonneuil Matours, 86000 POITIERS
tél/fax : 05 49 30 13 29
courriel : stopcivaux (at) free (point) fr
adhésion à l'association : 9 Euros/an
abonnement au journal : 9 Euros/an (4 à 5 numéros)